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Calypso
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Il peindra tes bonheurs aux rayons du soleil,
d'un lustre d'éclats moirés des effets de lune,
t'habillant d'un clair azur et puis de vermeille,
en exhibant ta nudité comme unique fortune.

T'admirant dans le miroir, d'une mer descendante,
dès les premières lueurs conquérantes de l'horizon,
alors, il a pu contempler en cette aurore naissante,
tes courbes naturellement vêtues, d'un doux frisson.

Un violent coup de vent, balayant le fil du temps,
le septennat prit fin, dans la fêlure prononcée,
son image devenant floue, dans le même instant,
comme si elle avait été dessinée sur le sable mouillé.

Ô ma reine d'Ogygie, emportée dans un tourment,
tel un démon de névrose, naît du départ d'Ulysse,
dévoilant les tabous, de cet amour concupiscent,
avec Nausinoos et Nausithoos vos deux seuls fils.

© Poème posté le 28/08/2024 par Okami

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