16 avril, une Étoile est née
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C'est ton sourire que je vois lorsque je pense à toi
Ce sourire bien présent quelque soit le moment
Même sur ce visage, plein de désarroi
Fatigué, émacié, jamais ne le montrant
Je pense que toi aussi tu devais les cacher
Ces larmes qui jamais ne coulais sur ton cou
Je ne me souvient pas de t'avoir vu pleurer
Ces larmes qui nous désarme et nous mettent à genoux
On les cache, on les chasse ces larmes qui nous cassent
Afin de protéger les êtres qui nous aime
On se cache, on se tasse, on est dans une impasse
Bloqué, contrit, coincé dans ce dilemne
Je suis une part de toi et toi tu es en moi
Pour la vivre aujourd'hui, je comprends ta douleur
Qui à du te plonger dans tant de désarroi
A force de toujours cacher cette frayeur
Moi je ne suis pas fort, je ne suis pas comme toi
Je ne cache pas toujours mes peurs et mes pleurs
Comme j'aurais tant aimé te montrer mon émoi
T'enlacer dans mes bras pour y chasser les peurs
Comme j'aurais aimé te dire que je t'aimais
Je le regrette encore, je le regrette tant
De ton prénom, alors que de toi je rêvais
J'en ai fait une étoile qui m'éclaire dans le temps
Je n'ai pas oublié ta date anniversaire
Et tu brilles à mes yeux bien plus chaque année
Il ravive bien des souvenirs, ce cancer
Je me rapproche de toi un peu plus chaque année
Je m'étais demandé pourquoi aussi souvent
Lorsque j'étais plus jeune, je passais des semaines
A vivre chez un cousin dans ce bâtiment
Loin de mon école autant que je me souvienne
Nous prenions chaque jour ensemble le métro
Pour me rendre à l'école au pied de ma maison
Je me dit aujourd'hui que pour toi c'était trop
Souffrance ou hôpital avait eu ta raison
Tu voulais m'épargner cette vision de toi
Mais au fond, je savais et lorsque j'étais seul
En rentrant de l'école, je m'occupais de toi
Je partais faire les courses, notées sur cette feuille
Je faisait le ménage pour que tu te ménage
Bien avant de savoir, je le savais déjà.
Je le ressentait déjà malgré mon jeune âge
La maladie qui te rongeait, elle était là
Protéger tes enfant du mal qui te mangeait
Je le comprends, pourtant j'aurais voulu du temps,
Du temps précieux à dire que je t'aimais
T'embrasser, t'enlacer, juste un peu plus de temps
Moi, j'ai décider de ne plus rien cacher
De faire peut être mal, mais d'offrir du temps
A tous ceux qui voudront bien sûr en profiter
Je ne puis offrir plus que ces moments, ce temps
Deux jours avant que tu ne partes pour toujours
A l'hôpital j'étais passé te voir ce jour
Tu venais de chanter "travaja la mouker"
Aux medecins, et tu riais de tout ton cœur
Pourtant je me souviens que malgré tes sourires
Je me suis sentis mal à l'aise, un peu bizarre
J'ai senti autre chose derriere tout ces rires
Etait ce la détresse ? Mais c'était illusoire
Le jour de ton départ, je suis venu vers toi
Embrassé ton visage froid, figé et calme
Afin que mon amour, tu ais toujours sur toi
Que tu l'emporte pour rallumer cette flamme
C'est tout ça qui m'a fait,
Tout ça qui m'a défait.
Mon Étoile, je me rapproche de toi un peu plus chaque jour,
Pour te dire que je t'aime encore et toujours
Petit hommage à ma maman disparue trop tôt née le 16 Avril
