Ne perdons pas le nord
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Au nord, où le ciel embrasse la terre,
Là où le vent chante sa mélodie éphémère ,
La pluie, telle une danseuse fine, austère,
Tombe en cascade, dans un nuage un ange en prière .
De nouveau, la pluie, musique céleste,
Versant joyaux sur le toit des gestes ,
À murmurer des histoires sans restes,
À réveiller des souvenirs, idées funestes.
Le jour pluvieux, une toile du lointain passé,
Évoque une promenade, doucement resassée ,
À travers les forêts mystiques, légendes classées
Où chaque arbre raconte une énigme sassée…
J'étais alors un gamin du sud de dix ans,
Heureux, léger, loin des froids et des tourments,
Fringant et agile comme le silence et le vent,
Mes petits pieds enfantins errant, toujours vers l’avant…
Je courais, une gazelle sans souciance,
Sautant le ruisseau, douce délivrance,
M'éloignant de la maison, aventureux en errance
Capturant ce monde radieux dans son sens.
Aujourd'hui, le nord me susurre à l'oreille,
Des souvenirs de pluie, une mélodie sans pareille,
Les gouttes tintent les échos du passé en réveil
Dans le nord, où chaque goutte est une merveille.
Au nord, sa froide austérité, en moi, existe,
Mais son aura demeure, une boussole,infaillible artiste.
L'air repère, dans son froid immuable insiste
La meilleure direction , guide inaltérable persiste
