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Rubaiyats persans
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Il pleut dessus la ville et ses nombreux jardins ;
On voit le ciel ardent et ses éclairs soudains ;
Puis le ciel s’éclaircit et la cité chantonne
Imaginant déjà de joyeux lendemains.

Un animal parcourt la forêt verdoyante,
Explorant sans arrêt le cœur de chaque plante
Mais il existe aussi de vilains prédateurs
Prêts à tout dévorer lorsque la faim les hante.

Voici des arbres forts, un chêne bien planté,
Le sapin éternel, un tronc en majesté,
Des êtres bien vivants qui savent plein d’histoires
De l’univers tout simple où l’homme s’est buté.

Un chien hurle soudain dans la ville endormie
Oubliant ses démons, le temps d’une accalmie ;
Un animal lointain lui répond d’autres mots
Dans un parler commun, comme une voix amie.

Le printemps s’émerveille avec son ciel tout neuf,
Ses fleurs portant des fruits, son soleil comme un bluff
Mais, tout seul dans son coin, mâchant ses idées noires,
L’hiver se sent déjà comme un pauvre homme veuf.

Une fleur dit bonjour à chacun à la ronde,
Montrant ses beaux habits que le soleil inonde
Mais, pourtant, est venu le temps des prédateurs
Qui mâchent la nature et bouscule le monde.


© Poème posté le 03/10/2022 par Lastours

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