Loin de la bataille
J’entends encore son je t’aime embrasser mon âme,
Et ressens mon oreille s’embraser à ses lèvres brûlantes ;
Dans cet appartement de bord de mer, caché dans la grisâtre hivernale,
Station balnéaire fantomatique aux vents hurlants.
Au matin, sur la plage, les couleurs pastels donnaient vie
Au sable rampant et aux moutons des vagues,
Les silhouettes étaient des mirages, des mirages ravis
D’être ici comme nous dans ce puissant vacarme.
Nous sommes rentrés,
Chacun chez soi, et les jours s’écoulèrent.
Puis on lui a déclaré la guerre.
Alors elle est partie guerroyer.
Elle me conte ses batailles perdues, et ses victoires amères,
Ses déchirements, ses alliés et ses ennemis.
Ses pleures inondent mon coeur, de haine et de mépris,
Envers ces aveugles qui ne voient, ni l’enfant, ni la mère.
Et chaque jour, elle se réveille pour un nouveau combat.
Et chaque soir je m’endors en pensant à ses blessures.
Si seulement je pouvais panser, juste au moins ses griffures,
Mais je ne peux l’approcher, dans sa tenue de soldat.
Que peut faire le poète, assis dans l’ombre d’un secret,
A part ne jamais cesser d’envoyer de tout son être,
Des ondes de chaleur et d'une lumière discrète,
Pour la femme dont les anges savent la beauté.
A.P. Décembre 2024
Et ressens mon oreille s’embraser à ses lèvres brûlantes ;
Dans cet appartement de bord de mer, caché dans la grisâtre hivernale,
Station balnéaire fantomatique aux vents hurlants.
Au matin, sur la plage, les couleurs pastels donnaient vie
Au sable rampant et aux moutons des vagues,
Les silhouettes étaient des mirages, des mirages ravis
D’être ici comme nous dans ce puissant vacarme.
Nous sommes rentrés,
Chacun chez soi, et les jours s’écoulèrent.
Puis on lui a déclaré la guerre.
Alors elle est partie guerroyer.
Elle me conte ses batailles perdues, et ses victoires amères,
Ses déchirements, ses alliés et ses ennemis.
Ses pleures inondent mon coeur, de haine et de mépris,
Envers ces aveugles qui ne voient, ni l’enfant, ni la mère.
Et chaque jour, elle se réveille pour un nouveau combat.
Et chaque soir je m’endors en pensant à ses blessures.
Si seulement je pouvais panser, juste au moins ses griffures,
Mais je ne peux l’approcher, dans sa tenue de soldat.
Que peut faire le poète, assis dans l’ombre d’un secret,
A part ne jamais cesser d’envoyer de tout son être,
Des ondes de chaleur et d'une lumière discrète,
Pour la femme dont les anges savent la beauté.
A.P. Décembre 2024
