Aurore vernale
3
Bercé tendrement, plane encore un murmure,
à l'ombre d'un soleil, noyant de ses lumières,
dès le saut du lit, sans nulle autre manières,
en un bruissement d'ailes, s'ébroue la nature,
naît la beauté aux sons d'une belle ritournelle,
encore en éveil, la terre en son âme frisonne,
émue, par le chant clair que l'oiseau fredonne,
est dans l'attente, d'une complainte nouvelle.
L'eau des rus s'écoule faisant des cabrioles,
le jour désormais affranchit de sa camisole,
d'une brise désuète l'embrassant sur la joue.
Les saules pleureurs telles des parures de lit,
témoins des caprices de la rivière qui s'enfuit,
semble vouloir la retenir de leurs bras géants.
Au loin, dans le pré là où s'affairent les pies,
de jeunes bourgeons se boursouflent de vie,
prometteurs sans doute de récoltes replètes.
à l'ombre d'un soleil, noyant de ses lumières,
dès le saut du lit, sans nulle autre manières,
en un bruissement d'ailes, s'ébroue la nature,
naît la beauté aux sons d'une belle ritournelle,
encore en éveil, la terre en son âme frisonne,
émue, par le chant clair que l'oiseau fredonne,
est dans l'attente, d'une complainte nouvelle.
L'eau des rus s'écoule faisant des cabrioles,
le jour désormais affranchit de sa camisole,
d'une brise désuète l'embrassant sur la joue.
Les saules pleureurs telles des parures de lit,
témoins des caprices de la rivière qui s'enfuit,
semble vouloir la retenir de leurs bras géants.
Au loin, dans le pré là où s'affairent les pies,
de jeunes bourgeons se boursouflent de vie,
prometteurs sans doute de récoltes replètes.
