Ce n'est guère une stance...
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Si c'était mon dernier poème
J'le consacrerait à la guerre
Et j'en souhaiterais la fin
Naïvement comme un gamin.
Qu'il n'y ait plus guère de guerre ,
Guérit, nos aguerris soldats ,
Qui dans un fulgurant éclair,
L'ensemble des armes larguèrent.
Guérit ! Ceux qui n'ont guère d'espoir
Afin que tout soit comme naguère
Avant les guerres, avant le noir
Ces temps où tout était d'équerre.
Revenir à ce qu'ils nous léguèrent,
Toutes ces idées qui voguèrent,
Partie, la petite guéguerre,
Terminé les après guerres...
J'aurais composé cette stance
Sans prendre aucune distance
Désormais avec l'inconstance
Liée à ces circonstances.
Alors que je suis en partance
Et malgré toutes ma résistance
Je me fabrique une prestance
Nul besoin d'assistance
Et si ma vie est en instance ,
C'est une question de circonstance,
Que l'on pose avec insistance,
Question qui n'a guère de substance...
J'le consacrerait à la guerre
Et j'en souhaiterais la fin
Naïvement comme un gamin.
Qu'il n'y ait plus guère de guerre ,
Guérit, nos aguerris soldats ,
Qui dans un fulgurant éclair,
L'ensemble des armes larguèrent.
Guérit ! Ceux qui n'ont guère d'espoir
Afin que tout soit comme naguère
Avant les guerres, avant le noir
Ces temps où tout était d'équerre.
Revenir à ce qu'ils nous léguèrent,
Toutes ces idées qui voguèrent,
Partie, la petite guéguerre,
Terminé les après guerres...
J'aurais composé cette stance
Sans prendre aucune distance
Désormais avec l'inconstance
Liée à ces circonstances.
Alors que je suis en partance
Et malgré toutes ma résistance
Je me fabrique une prestance
Nul besoin d'assistance
Et si ma vie est en instance ,
C'est une question de circonstance,
Que l'on pose avec insistance,
Question qui n'a guère de substance...
