Voyage sur l'épaule
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Voilà, je suis "normal" la douleur est partie
Cette disparition me rend ma liberté
Surveillée, contrôlée, sans aucune euphorie.
Liberté provisoire, jusqu'au prochain cachet.
Oui mais lorsque la drogue ne me fait plus d'effet,
Lorsqu'elle ne masque plus les douleurs cachées
Lorsque l'esprit se réveille d'une mort fine,
Arrivant à penser, mais sans être pansé.
Elles reviennent en surface, les arrières pensées.
Tandis que je coule dans les profonds abîmes.
Quand le mal revient, le courage s'en va
Très vite, je rends les armes contre une de ces pilules
Qui masquera le mal, juste pour quelques heures,
Je ne suis plus ce jeune qui, la vie embrassa
Mais un junkie, embarrassant sa vie si nulle.
Pour un instant de paix, un moment de bonheur.
Ma colère est si grande que j'en devient placide,
Et je manque d'épaules pour que vous y pleuriez
Je me retrouve seul, éloigné sur les pôles,
C'est vrai que j'extrapole, je ne suis plus lucide
Mon appel au secours le vôtre a suscité,
Je ne peux vous laisser d'un mouvement d'épaule.
A nous cinq, on trouve bien plus d'épaules,
Chacun peut y pleurer quand il veut qu'on l'épaule
Eh ! Paulette, tu le sais toi qui épaulait
Sans cesse au lieu de l’être, protectrice tel un môle
Si belle et forte sans jamais perdre le contrôle,
Aller pleurer sur une épaule, ça, non jamais !
Trop souvent, le plus dur avec la maladie,
Est de soigner toutes ces âmes qui ne l'ont pas.
Ceux qui voudraient aider et s'en rendent malades
Ne profitant que peu, de ces moments de vie
Pensant à un demain qui n'arrivera pas,
Cherchant à tout prix à éviter la noyade.
Non, ne me sauvez pas, vous ne le pourriez pas,
Ne gâchons pas le temps à savoir comment.
Profitons simplement des moments que l'on a,
Serait-ce une victoire de connaître ce temps ?
Accorder moi juste un peu de votre temps,
Les moments importants, on ne les oublie pas.
Cette disparition me rend ma liberté
Surveillée, contrôlée, sans aucune euphorie.
Liberté provisoire, jusqu'au prochain cachet.
Oui mais lorsque la drogue ne me fait plus d'effet,
Lorsqu'elle ne masque plus les douleurs cachées
Lorsque l'esprit se réveille d'une mort fine,
Arrivant à penser, mais sans être pansé.
Elles reviennent en surface, les arrières pensées.
Tandis que je coule dans les profonds abîmes.
Quand le mal revient, le courage s'en va
Très vite, je rends les armes contre une de ces pilules
Qui masquera le mal, juste pour quelques heures,
Je ne suis plus ce jeune qui, la vie embrassa
Mais un junkie, embarrassant sa vie si nulle.
Pour un instant de paix, un moment de bonheur.
Ma colère est si grande que j'en devient placide,
Et je manque d'épaules pour que vous y pleuriez
Je me retrouve seul, éloigné sur les pôles,
C'est vrai que j'extrapole, je ne suis plus lucide
Mon appel au secours le vôtre a suscité,
Je ne peux vous laisser d'un mouvement d'épaule.
A nous cinq, on trouve bien plus d'épaules,
Chacun peut y pleurer quand il veut qu'on l'épaule
Eh ! Paulette, tu le sais toi qui épaulait
Sans cesse au lieu de l’être, protectrice tel un môle
Si belle et forte sans jamais perdre le contrôle,
Aller pleurer sur une épaule, ça, non jamais !
Trop souvent, le plus dur avec la maladie,
Est de soigner toutes ces âmes qui ne l'ont pas.
Ceux qui voudraient aider et s'en rendent malades
Ne profitant que peu, de ces moments de vie
Pensant à un demain qui n'arrivera pas,
Cherchant à tout prix à éviter la noyade.
Non, ne me sauvez pas, vous ne le pourriez pas,
Ne gâchons pas le temps à savoir comment.
Profitons simplement des moments que l'on a,
Serait-ce une victoire de connaître ce temps ?
Accorder moi juste un peu de votre temps,
Les moments importants, on ne les oublie pas.
Paulette, c,est un des prénoms de ma mère.
