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Le regard et l'oiseau
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Gorge d’hirondelle assoit à table la terre
Puis déchire le cri du jour né sur tes cuisses
En un silence rouge est le vent frais complice
À ta main pleine de ciel qui chasse l’hiver

L’avaleuse paupière boit ma veine amère
Instants tannés dans les fissures de l’iris
Verse ton œil hurlant le nid où je me glisse
J'arrête de mourir, là se dénoue l’hier

Tu me portes par tes yeux en tendre demeure
Ombreux et soleilleux, cyclone la douleur
Vertige au bout du vol à dévorer l'ajoure

Je ne m’envole pas au baiser du grisard
Au sommet de la tour où l’oiseau fait le jour
Car tout l’intime tient immense à ton regard

© Poème posté le 05/04/2022 par Osmose

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