Il pleuvait sur versailles
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Terrasse d’un café où je faisais escale,
Elle attendait la pluie à l’abri sous la toile,
Sa robe soulevée comme fait une voile
Par le vent tournoyant qui soufflait en rafales
Les godasses trempées et les pieds dans la baille
Je suis resté scotché au trottoir de Versailles
Puis l’ondée de printemps qui arrosait Versailles
A plaqué sur ses seins son chemisier corail
Quelques perles de pluie, teintées d’or et d’émail
Sur la peau de son cou fait de nacre et d’opale
M’avait laissé cloué. Jolie carte postale !
Pourvu que rien n’arrête cette pluie sur Versailles
Sous l’orage de mai envoyant sa mitraille,
La toile du café pleine de pluie s’affale,
Etourdi entraîné comme en une spirale
En voulant l’abriter, à ses pieds je m’étale.
Quel fâcheux mois de mai, c’est un drôle de travail
Mes habits sont mouillés et mon pantalon sale
Trempé échevelé une mèche en bataille,
J’étais désemparé de peur qu’elle s’en aille,
Espérant ardemment que les cieux s’entrebâillent
Pour que la pluie de mai arrête sa mitraille.
Et qu’en haut les nuées regagnent leur bercail.
Et qu’enfin le soleil éclaire l’abbatiale.
Elle fit s’embraser tous les arbres du mail
Par le feu de ses yeux illuminant Versailles
Allumant des reflets dans le moindre vitrail
Jetant des étincelles, au toit de l’abbatiale
Et mes sombres idées aux couleurs gris ferraille
Ont été remplacées par ce moment royal
Et mes sombres idées aux couleurs gris ferraille
Ont soudain disparu, il fait beau sur Versailles
Elle attendait la pluie à l’abri sous la toile,
Sa robe soulevée comme fait une voile
Par le vent tournoyant qui soufflait en rafales
Les godasses trempées et les pieds dans la baille
Je suis resté scotché au trottoir de Versailles
Puis l’ondée de printemps qui arrosait Versailles
A plaqué sur ses seins son chemisier corail
Quelques perles de pluie, teintées d’or et d’émail
Sur la peau de son cou fait de nacre et d’opale
M’avait laissé cloué. Jolie carte postale !
Pourvu que rien n’arrête cette pluie sur Versailles
Sous l’orage de mai envoyant sa mitraille,
La toile du café pleine de pluie s’affale,
Etourdi entraîné comme en une spirale
En voulant l’abriter, à ses pieds je m’étale.
Quel fâcheux mois de mai, c’est un drôle de travail
Mes habits sont mouillés et mon pantalon sale
Trempé échevelé une mèche en bataille,
J’étais désemparé de peur qu’elle s’en aille,
Espérant ardemment que les cieux s’entrebâillent
Pour que la pluie de mai arrête sa mitraille.
Et qu’en haut les nuées regagnent leur bercail.
Et qu’enfin le soleil éclaire l’abbatiale.
Elle fit s’embraser tous les arbres du mail
Par le feu de ses yeux illuminant Versailles
Allumant des reflets dans le moindre vitrail
Jetant des étincelles, au toit de l’abbatiale
Et mes sombres idées aux couleurs gris ferraille
Ont été remplacées par ce moment royal
Et mes sombres idées aux couleurs gris ferraille
Ont soudain disparu, il fait beau sur Versailles
