Messidor (Mélusine en Morvan)
3
Dans la lande le soir
Quand le soleil décline,
On croit apercevoir
L’ombre de Mélusine.
Robe de percaline
Qu’un léger vent soulève
Une fée clandestine
Dans un jour qui s’achève
Et dans un ciel sans voile
Cueillant quelques fougères
Des dieux tissent une toile
Dont ils drappent la terre
Et dans cette litière
Ou chantent les cigales
Mélusine légère
Glisse son corps d’opale
La fée vient de si loin
Planant avec le vent
A la saison des foins
Dans le soleil couchant
Qu’elle s’est endormie
En ce beau soir de juin
Et l’herbe comme un lit
A rassemblé ses brins
Les dieux depuis ce temps
Font les foins s’enrouler
Et dressent dans champs
Des lits ronds pour les fées
Les dieux depuis longtemps
Que le désir taquine
Ont dressé dans les champs
Un lit pour Mélusine
Dans les champs certains soirs
Quand les ombres s’animent,
On croit apercevoir
L’ombre de Mélusine.
Quand le soleil décline,
On croit apercevoir
L’ombre de Mélusine.
Robe de percaline
Qu’un léger vent soulève
Une fée clandestine
Dans un jour qui s’achève
Et dans un ciel sans voile
Cueillant quelques fougères
Des dieux tissent une toile
Dont ils drappent la terre
Et dans cette litière
Ou chantent les cigales
Mélusine légère
Glisse son corps d’opale
La fée vient de si loin
Planant avec le vent
A la saison des foins
Dans le soleil couchant
Qu’elle s’est endormie
En ce beau soir de juin
Et l’herbe comme un lit
A rassemblé ses brins
Les dieux depuis ce temps
Font les foins s’enrouler
Et dressent dans champs
Des lits ronds pour les fées
Les dieux depuis longtemps
Que le désir taquine
Ont dressé dans les champs
Un lit pour Mélusine
Dans les champs certains soirs
Quand les ombres s’animent,
On croit apercevoir
L’ombre de Mélusine.
