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Messidor (Mélusine en Morvan)
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Dans la lande le soir
Quand le soleil décline,
On croit apercevoir
L’ombre de Mélusine.

Robe de percaline
Qu’un léger vent soulève
Une fée clandestine
Dans un jour qui s’achève

Et dans un ciel sans voile
Cueillant quelques fougères
Des dieux tissent une toile
Dont ils drappent la terre

Et dans cette litière
Ou chantent les cigales
Mélusine légère
Glisse son corps d’opale

La fée vient de si loin
Planant avec le vent
A la saison des foins
Dans le soleil couchant

Qu’elle s’est endormie
En ce beau soir de juin
Et l’herbe comme un lit
A rassemblé ses brins

Les dieux depuis ce temps
Font les foins s’enrouler
Et dressent dans champs
Des lits ronds pour les fées

Les dieux depuis longtemps
Que le désir taquine
Ont dressé dans les champs
Un lit pour Mélusine

Dans les champs certains soirs
Quand les ombres s’animent,
On croit apercevoir
L’ombre de Mélusine.

© Poème posté le 08/07/2010 par Jakecrit

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