Je sais que désormais nos années sont comptées
Et qu’il faudra bientôt quitter cette demeure ;
Les maladies, les maux ne peuvent se dompter,
Les planètes aussi, et les étoiles, meurent.
C’est la loi ici-bas : tout passe et tout trépasse :
Il faut bien se résoudre à ce commun destin,
Car enfin quoi qu’on dise, ou d’ailleurs quoi qu’on fasse,
Rien ne peut empêcher l’inévitable fin.
Alors tant qu’il est temps, il faut aimer encore,
Admirer le ciel bleu, apprécier le soleil,
Contempler ses couchers, accueillir ses aurores,
Toujours sur le qui-vive et toujours en éveil.
Profitons donc à plein de ces précieux instants
Que la vie nous consent avant que sonne l’heure
De dire adieu au monde, à ceux qu’on aime tant.
Et souvenons-nous : même les étoiles meurent !
