Massacre mes narines le temps d'une chute
Éperdument noué dans les neurones
En parenthèse d'avalanche
En citrouille de diamant
L'empreinte donne l'emprise
L'envol lance l'addiction
Massacre mes artères et mon ciment
Fouille les poches sous mes yeux
Dans les rues où marchent les corps
On y trouve des yeux en plastique
Faire la queue loin du cimetière
Pourtant toujours en direction de la tombe
La rage infinie dont émerge la nouvelle gentillesse
L'image parfaite d'un animal qui se finance
Là où tout est stérile
Là où personne ne saigne
et personne vomit
personne ne pense
personne n'est en colère
Un couloir mentalement gravé dans la marionnette
Une girouette qui syncope
Loin des cris de la matière innocente
Au volant d'un mensonge qui va trop vite
Des repères plus qu'imaginaires
Pas de place pour s'asseoir
80 millisecondes de retard
là où s'éteint la révolte
là où la foule s'écrase
Une idée contre un lundi
Un contrat contre une vie
