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Poème écrit par Viemartienne

La brume du sablier

1
Le sable glissait au creux du verre,
Sans heurt, sans émoi, il coulait,
Il emportait du temps qui se terre
Ou qui parfois délivre les souhaits.

Chaque perle de sable rêvait en vagabonde,
Tandis que dans le sablier une brume hibernait,
Blottie en spirale autour des secondes,
Sa respiration lutine peu à peu ondulait.

Je ne sais comment la brume s’échappa…
Entraînant les heures dans ses pulsations,
Laissant le cristal jouer de ses éclats,
Elle devint un nuage en duvet d’oisillon.

L’édredon chantonnait d’une voix soyeuse ;
Moi, enfant, m’assoupis dans son plumage,
Avec le sable de ces mille étoiles fileuses.
Alors le verre sourit à cette aquarelle volage.

J’aime tant chavirer le sablier,
Ressentir un glissement sous mes pieds nus,
Retrouver ce seau vert, ces mains ensablées,
Ce château que la marée n’a jamais rendu.

(Brume légère, emporte-moi
Dans les secrets qui louvoient,
Là où le temps confie sa voix.)

Tous droits réservés © Poème posté le 07/10/2026 par Viemartienne

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