Le prestige trompeur de ton premier « amour »
N’était qu’un beau mirage, un vulgaire détour.
Puisque la moindre des choses, pour qui prétend aimer,
C’est d’offrir un cœur vrai, sans chercher à leurrer.
Mais tu as mis en scène une ardeur artificielle,
En mimant le vertige d'une flamme irréelle.
Tu as feint la ferveur pour flatter ton orgueil,
Et changé nos promesses en un pâle trompe-l'œil.
Et pourtant, malgré moi, je m'obstine à rêver,
Un seul mot, et je reviendrais te contempler,
Je traque la lueur au milieu de tes cendres,
Pour voir si l'étincelle osera m'y surprendre.
Emporte ainsi tes feintes douleurs,
L'amour exige une âme, et non un jeu d'acteur…
Je laisse le rideau choir sur ta comédie,
Et reprends, fier et libre, le fil de ma vie.
