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Poème écrit par Salus

Evolution

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J’ai toujours haï ces airs lents et lourds - toujours !
J’aime du vers le pied de nez furtif, ailé,
Une perspective, un instant « T » dévoilé,
Mais toujours, toujours ! ces airs lents et ces airs lourds…

Il ne faut, pour charmer en chantant, que la verve ;
Il est nécessaire à la lèvre qu’apprêtée
Par les mots la musique y transpire ; or la taie
Est étanche entre l’œil et l’esprit qu’on préserve.

Quoi craindre, alors ? Jetons-nous à l'ubique abysse !
Nous nagerons, joyeux lemmings, vers les Bermudes,
Mieux noyés, aussi, si distants des certitudes.
- Excluant l’espoir, l'activité reste actrice !


° ° °

Remettras-tu donc tout en cause, ô vagabond !
Ces arts, ces ors, César et ses lauriers, sans ordre ?
Tu t’y perdrais de ne nous suivre ! A ces méandres
Et nonobstant ton âme occupée à démordre,
( Le scepticisme arrive en s’approchant des cendres )
Seul, tu t’étoufferais d’un air nauséabond !

Tous droits réservés © Poème posté le 04/10/2026 (modifié le 04/10/2026) par Salus

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