Immenses formes
Comme fantômes
Se détachent du paysage
Ombres blafardes
Quittant leur harde
Dévêtues, nues sur une image
Le vent qui souffle
Habille en mouffle
Le bout des branches
De neige blanche
S'écarte alors l'épais manteau
De cette brume
Où l'air parfume
Au matin tôt, le renouveau
Pointe du jour
Le ruisseau court
La sève glisse
Liane se hisse
La forêt vit d'oiseaux chanteurs
En harmonie
Après la pluie
Des petits becs, mille semeurs
S'ébattent gais
Dans la journée
Puis la brume dans la fraîcheur
Du soir naissant
Luminescent
Déposera
Epais manteau
Sur arbrisseaux
Et cachera
Les hauts sapins
Jusqu'au matin
