Á QUI LE TOUR ?
Un blast beat, une noire
Une croche, un crash, un soupir
Et l'érable a dit au revoir.
Âme et corps se déchirent
Conscience sans corps
Un bateau sans un port
Un sommeil sans paupières
Un lit sans sa rivière…
Les uns, à Son glas, se vêtent en noir
D'autres, Leur tenue se teint en Ivoire
Convoyée par les pleurs et les mines renfrognées
Parfois par les chants et la musique accompagnée
Sans saison, fauche au débotté
Sans raison, daigne ces champs désertés
Lointaine, intime en même temps
Point été, hiver, automne, ou printemps
Méconnue pourtant familière
C'est l'éclair, c'est la tortue
Sans lieu et sans barrière
Expire les bons expie les sans vertu
Sa contingence, à notre existence, imposée
Dénonce notre impéritie quant à sa croisée
Prisée parfois par des esprits peu estimés
Ou enjointe par le visage de la dignité sublimée
Insécable de la vie par son infaillible présence
Dénué d'alibi d'une "promise" existence
Sa montre abroge le temps, excise l'action
Suffoque notre brise, et anime notre réflexion.
“Elle s’éteint, cette montre sans aiguille,
Mais le tic-tac résonne encore.
Et si ce n’était pas la fin, mais le seuil ?
Un départ sans retour, un dernier soupir sans adieu.”
