Les jours sont gris, la vie aussi
mon quotidien plutôt rassis
Otage d'une triste ronde
le travail comme pis-aller
timidement, je vagabonde
et laisse mon rêve s'installer
Je hais ma fadeur intime
ma routine anonyme
ces réveils de rage folle
où la peur, parfois, achoppe
qui me rendent la parole
et l'ennui qui m'enveloppe
Mais, la pénombre me libère
et me soustrait à la lumière
Enfin, mon corps prend la forme
qui devrait être ma norme
La nuit, je suis nyctalope
la nuit, je suis lycanthrope
Dans les yeux de mes victimes
Enfin, je deviens légitime
