Si j'ai été malade un jour c'est bien de tes
Yeux d'opale et de ciel Tes yeux de quai de Gesvres
C'est de tes grands quinquets qui m'ont été l'orfèvre
D'image pour la vie de nom pour la beauté
Si j'ai connu l'amour c'est celui de genièvre
Qui coulant de ta peau de tes doigts s'est tâté
Quand je l'ai découvert de dire La cherté
M'est futile chéri si je t'ai sur les lèvres
Il n'y a pas que toi qui est passée par là
Par ma tête refouse et par mon cœur sans terre
Tous les deux ont connu la menthe et le lilas
Mais qu'importe à qui c'est de vivre solitaire
Que de garder sa bouche intacte et de se taire
Je garderai pour toi les deux mots que Prends-la
