A travers les branches se dessine
Faisant place aux nuits, tôt les matines
La silhouette des hauts sapins
Se détachant comme des lutins
La brume, telle une bel'parure
Les enveloppe, douce caresse
Dans son écrin de tendre fourrure
Au petit jour losque rien ne presse
Il s'entend le chant du rossignol
Dans les broussailles, le campagnol
Furette, agile, museau pointu
Au moindre bruit, oreilles tendues
La brume maintenant disparue
Il se découvre le paysage
Sur l'almanach, une photo de
La forêt rousse; la belle image
Puis dans la nuit, fine dérobade
Se couvrira d'un grand manteau De neige et de brume mêlées en
Capitonnant tous les sentiers
D'un lourd silence fredonné
