C’est à nouveau l’automne
Le ciel tonne
Il pleut bas
Que n’écrirai-je pas
Quand jouerai-je
Mon solfège
Vont les saisons et revienne
Un peu mienne
Chaque fois
Celle qui vacille aux doigts
Des lumières
Ephémères
Vers mon reflux hétérodoxe
D’équinoxe
Adéquat
Je vais renouvelant l’exploit
D’une année
Trépanée
Or qu'octobre sombre autant se noie
Cette joie
D’enfant fou
Quand l’hiver arrive un froid mandchou
Pêle-mêle
S’amoncelle
Vif tournoiement des saisons tous les douze
Mois jalouse
Du mortel
La Muse oppose au vide son mors tel
Hypocrite
L'homéride
Le printemps poindra d’habituels auspices
Où complices
Décisifs
De redoutables sucs fleuriront les ifs
Aux taxines
Assassines
Pour qu’écrasé d’été roux l’or des chaleurs sèches
A mes prêches
Un peu tors
N’occulte le brillant j’étalerai mes torts
Dans l’arène
Impérenne
Mais à nouveau l’automne
En silence
Recommence…
Etc.
