Je n’aime pas les départs.
Les trains et les halls de gare
Où s’amoncellent les lourdes peines
Des amants qui se disent « je t’aime »
Avant l’ultime douleur de leurs corps
Séparés pour un jour, deux, ou pire encore,
Pour une éternité !
Vient alors la longue agonie de l’attente
Qui se fige dans leurs cœurs apeurés.
L’absence est là, bat dans leurs veines.
Le jour est noir, la nuit est blanche.
Leur vie n’est plus et c’est dimanche !
Je n’aime pas les départs.
Plus jamais les halls de gare.
Et les soirs de dimanche
Où mon âme n’est plus
Qu’une obscure dame blanche.
