« A quoi penses-tu donc? » L’éternelle question
Qui soudain interrompt la moindre rêverie.
Ne m’est-il pas permis un moment d’évasion
Sans que tu vois par là quelque cachotterie?
Pourquoi me faudrait-il, d’ailleurs toujours penser ?
Ne suffirait-il pas de tout simplement vivre?
Le monde a tant à voir et tant à contempler,
La nature en ce lieu à tout moment m’enivre!
Il me suffit souvent, assis sur notre banc,
De voir à l’horizon, par-delà la colline,
Monter l’astre du jour : quel émerveillement
Quand s’embrase le ciel, tout en couleurs sanguines.
Et garder le silence, ce n’est pas t’aimer moins,
Cela peut signifier avoir la certitude
Que de mots notre amour n’en a aucun besoin,
Car ce que nous vivons atteint la plénitude !
On a parfois envie
D’ensilencer la vie!
