Je m'assois, un roman à la main,
Au bord de la fenêtre, incertain.
Sans plus de grande conviction,
Ma page se tourne sans émotion.
Je ne suis pas vraiment bon lecteur,
Je ne trouve pas toujours ferveur,
Aux mots recouvrant le silence,
Ils sont pour moi signe d'insuffisance.
Mon plaisir respire par cette lucarne, Où rien n'a besoin d'être prononcé. L'intime présence s'incarne,
Dans chaque être ayant renoncé.
En entrant dans ce dialogue pur,
S'efface tout vocabulaire et césure.
La voix du poète s'atténue,
Laissant les voies du cœur nues.
J'aspire à toutes ces pensées muettes,
Que le vent emporte sous son mystère.
J'aspire aux informulations secrètes, Poussant l'écrivain genoux contre terre.
Je ne demande qu'à en sortir.
Mon œil bat de l'aile,
Enfoncé parmi les voyelles,
Comme une graine en devenir.
J'ai fait du ciel mon perpétuel nid,
Et de ma poésie, un vain support.
Mes suppliques font leur lit,
Quand le silence couche son or.
Poème écrit par
PlumeModel
L'aile au silence
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Tous droits réservés © Poème posté le 06/09/2026 par PlumeModel
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