D'abord une branche qui craque
Puis la chaleur démoniaque
Départ de feu dans les Cévennes
La sécheresse, pas de veine
Les animaux sont affolés
Biche aux abois, faons apeurés
Premiers pompiers sur le terrain
Les lances comme des serpents
Jonchent le sol de mains en mains
Vite de l'eau, là, c'est urgent
Brûle maintenant la forêt
Les animaux sont à l'arrêt
Grandes flammes valsent dans l'air
C'est la danse de Lucifer
Le vent de l'ouest souffle pervers
Ravivant les foyers éteints
De la nuit jusqu'au lendemain
La vigilance des pompiers
Grâce aux braves soldats du feu
Des hameaux furent épargnés
Ils gagnèrent ainsi l'enjeu
Après maints combats harrassant
Quelques uns perdirent leur sang
Maintenant la désolation
Jonche les sols de terre grise
Quelques nuages sous la brise
Terre soumise à l'abjection
