A lisser tes cheveux bouclés, tu t’affairais,
Quand, sur les abords de Carthage, étais penché,
Je, dans la neuve ville, et songeais et j’errais,
Me surprenais, d’être dans ta beauté, figé.
C’est Siliana ; de son soleil et de ses rais,
Vint une nouvelle aile, au désert, fus séché
Par ton nez fin, ta lèvre douce et j’espérais
Mourir dans ton regard, assouvi, quiet, perché.
Mais les divagations et les rêves d’Icare
Sont comme le mirage, aussi tentant qu’il fût,
Le simple arrêt dans une gare ;
Et le train redémarre et ce n’est sinécure
Que vivre sans surprise et du mieux que l’on pût
A quêter le prochain augure.
