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Poème écrit par Viemartienne

États d’âme de Vukodlak

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Lune déplace mes frontières
Mes os grincent en langue ancienne.
Mes veines changent de rivière,
Ma force devient païenne.

Je sors lentement de ma tombe,
Au milieu de ces vieilles pierres,
Je me retrouve sans repères,
Et un désir de chair me plombe.

Mes ongles gardent souvenir
D’un lieu où je n’ai pu venir.
Je n’ai jamais creusé ce sol,
Pourtant son empreinte me frôle.

Soudain mon ombre fuit mes pas,
Court devant et ne m’attend pas.
Au matin, dans mes mains griffées,
Une odeur de bois est nichée.

Des feuilles bordent ma mémoire,
Comme des traces nées du noir.
Dans un reflet, mes traits se meurent,
Ma gueule sent fort le malheur.

Et cette faim qui me dévore,
Ne s’apaise pas à l’aurore,
Reste tapie sous ma raison,
Mais brûle comme le poison.

Je veux chasser ce noir chaos,
Effacer ce maudit fléau.
Mais ce que la lune a montré
Je ne peux pas le révéler.

Car je ne sais plus aujourd’hui
Où son emprise me conduit,
Si elle altère ma nature,
Ou dévoile ma créature.

Peut-être ai-je toujours caché
Cette partie obscure en moi,
Qui, à l’affût, sème l’effroi.
Mais l’astre soulève un secret.

Car il rôde dans les mensonges,
Débusque les maux qui me rongent,
Livre ce que j’étais déjà,
Ou engendre cet animal ?
Dans plusieurs traditions balkaniques, le Vukodlak est un mort qui revient parmi les vivants et prend une apparence de loup garou.

Tous droits réservés © Poème posté le 15/08/2026 par Viemartienne

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