Silencieuse au manteau qui recouvre la plaine
En robe de lumière et couverte d'espoir
Une louve allongée attend calme le soir
De blottir ses jumeaux sous une chaude haleine
Et la trêve du rut met le loup au repos
Ses battements de coeur puisent dans la nature
Un Avenir serein pour la progéniture
Havre du rift ouvert au destin de leur peau
Seul un souffle léger promène cet espace
Où le vent s'est couché derrière le talus
L'immensité d'azur porte un voile ténu
Veille et pose une toile à l'envol du rapace
La nuit allait tomber lorsqu'un cri retentit
Jeté dans le lointain par le grand circaète
Et l'écho souleva un râle de la bête
Au ventre palpité libéré des petits.
