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Poème écrit par Deshaiessaintes

Eclats de miroir

Ma tristesse est sans fond parce que sans fondement,
J’y puise un réconfort en mon for épuisé,
Grisé par son goulet, j’entrevois clairement,
L’extase du dénuement, en fakir déguisé.

Pourtant ma toison d’or, bien qu’un peu grisonnante,
M’a valu des conquêtes, que d’autres eurent pu m’envier,
J’ai toisé le destin, Jason dans les nonante,
Passant entre les mailles au jeu de l’épervier.

Jamais eu trop de maille ni trop d’espèces sonnantes,
Mais en l’espèce ma dèche fut un festin des sens,
Des preux fuirent en Ardèche pour retrouver du sens,
Saoulé, en rosissant, j’ai sellé Rossinante.

Mes traumas sont des leurres, des fakes ma non troppo,
Vous voyez le topo, je souffre pour du beurre,
J’ai l’heur de faire jaser les braves gens du troupeau,
Et d’arborer l’éclat vif argent du malheur.

Tous droits réservés © Poème posté le 05/08/2026 par Deshaiessaintes

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