Les soirs de pleine lune
Il passe sur la lande
Nu , élancé, velu
Il s'en va vers la dune
Pour rejoindre la bande
Aux griffes bien crochues
Ils hurlent à la brume
Quand soudain l'un d'eux hume
Le parfum d'un humain
Perdu sur le chemin
Alors, la horde exulte
Affolée comme un culte
Dans une église vide
Et le museau hideux
De celui qui est le chef
Se met à baver, bref
Montrant ses crocs serrés
S'élançant, forcené
Puis au petit matin
Le festin est fini
Le curé a béni
Les restes du chemin
Les loups garous repus
Le ventre bien rempli
Endormis pour la nuit
Se réveillent , humains
Se regardent les mains
Pas de poil, pas de griffe
Ne se souvenant plus
Des détails de la rifle
La lune sera pleine
Encor' la nuit prochaine
