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Poème écrit par Salus

Veillées

3
De la touffeur d’août aux fraîcheurs de septembre
Oscillent des soirs tissés d'ombres et d'ambre ;
L'été finissant rallumera les feux
Aux confins des cieux pleins des envols de freux...

Et puis la rosée et les heures humides,
Précédant, aux soirs, le retour des vieux mythes,
Mal survivants, seuls, sans veillée ou griot,
A l'oubli promis – voués, comme au billot,
Au grand bourreau gris de nos mémoires mortes...

L'hiver écherra – mais derrière leurs portes
Les gens morfondus, devant de beaux écrans,
Verront Grimm, Perrault, abêtis, atterrants...

Déjà, les enfants se rient du Loup - qu'ils nient -
C'est qu'au manga seul leurs esprits communient !

...L'automne est venu, morne et Blet, froidement.

….......

- Ce temps fut bien laid, trou, que l'homme peuplait...

Tous droits réservés © Poème posté le 02/08/2026 par Salus

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