L’or nervure l’encrier de peau
La brise sèche un vibrato
Le rêve pâle les sombres veines
Le ciel sur les eaux larme sa soie
L’aile de cristal nacre l’ébène
La nuit lace les roseaux sans fin
L’opale dort dans le pli d’airain
L’étang tremble dans l’aube lointaine
Le ciel sur les eaux larme sa soie
Le souffle tisse le nymphéa
Le vertige défroisse un pétale
L’encre de sa lèvre boit sa voix
Le jour né s’écrit plusieurs fois
Pointillés d’or au bois de santal
