L’affluent de la Meuse ou l’Oise,
Dans ses bras tièdes et inquiétants,
Voit affluer gueux et gitans,
Peinturlurés à l’iroquoise.
Naturellement au courant,
La pipe au bec, peintres et mateurs,
S’aime rincer l’œil dans le courant
Naturaliste, en amateurs.
Grace extraordinaire, ces garçons,
Des feux follets sur les brindilles,
Lorsque Phébus leur dore les quilles,
Je suis mécréant mais passons.
Des creux, des bosses, comme les grand-huit,
Attractions de la Foire du Trône,
Ils grappillent des cents aux trois-huit,
Aux brèves Olympe de guingois, trônent.
Oui, ça m’émeut quand ils dégoisent
Quand ils s’amusent de trois fois rien,
Qu’ensoleillent leurs pupilles turquoise,
Et insolentes de bons à rien.
Merci Seigneur pour compenser,
Vos absences crasses, par ces bontés,
Ces jeunesses qui partent en beauté,
Chéries en actes et en pensées.
En recréant ou imitant,
De glaise ardoise, votre jardin,
L’éden oisif des baladins,
Vous payez vos créances comptant.
Je branle du chef, récompensé,
Sur le prie-Dieu d’un monticule,
Où la reconnaissance m’accule,
L’esprit des lieux m’a exhaussé.
Ah s’allument des lueurs narquoises,
Des traits d’humour empoisonné,
Des foyers d’allusions grivoises
A me chercher noise, obstinés.
Rangez vos flèches dans vos carquois,
Je suis, de Cupidon, bien aise,
Qui brule des feux de joies mauvaises,
Qu’une flamme le lèche en reste coi.
Poème écrit par
Deshaiessaintes
Cérémonie païenne pour les Dieu de l'été
Tous droits réservés © Poème posté le 22/07/2026 par Deshaiessaintes
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