Pour répondre à la question :
Quelle est la bête la plus féroce ?
Est-ce le tigre, est-ce le lion ?
Et la morsure la plus atroce ?
Eh bien, croyez-le ou non,
Celui qui a le plus de force
Sur cette planète… c'est le con,
Quand la connerie s'amorce !
Là, plus rien, rien n'arrête
La bêtise déchaînée.
C'est le mal en forme parfaite,
C'est le pire… mieux façonné.
Car c'est plus facile au monde
De disperser en franges l'atome,
Que de faire voir, à l'immonde,
Toute sa splendissime somme.
Lui ou elle, son sexe ne compte :
Le con a pour vocation
De contaminer le monde,
Comme sa hantise : l'infection.
L'ignorance pure, sa vertu rare,
Devient le grand influenceur,
Depuis que son smartphone s'empare
Du cortex néo-« indexeur »…
Il sait tout d'un simple clic,
Et tout s'explique aussitôt.
Quand il « pense » faire la politique,
Il devient super fauve… et sot.
Il sait tout, mieux que quiconque :
— La solution, v'là, l'a trouvée !
Un beau discours, une tronche que tronque
Le zoom qui sort de la télé.
Le deuxième, à l'échelle planétaire
(Faut voir son énorme dimension),
C'est celui qui brasse ses affaires
En reprenant l'abécédaire,
À conseiller les fiers moutons !
L'expert… bardé, full de diplômes,
Sur le plateau, le top du top :
C'est l'expertome qui slalome,
Mensonges et vérités fantômes,
Ramène « sa science » au galop…
Multiplie les phrases pimpantes,
Des mots abscons, rage impolie,
D'où jasent, surpeintes, éloquentes,
Les tirades doctes d'âneries.
Le troisième, c'est l'homme en transe :
Un mélange triste, inachevé,
De perroquet et de balance,
Au QR code fier dévoué.
Cet hyper fan de la technique,
Qui cherche le top facile en tout,
Drogué d'la dopamine du clic,
Oubliant, de la vraie vie, son goût.
Alors je dis : que faut-il faire ?
Fuir le tigre, le lion ?
Le secret pour le faire taire,
C'est de lui dire : « T'as raison ! »
Car n'oubliez pas : la morsure
La plus féroce… c'est son don.
C'est le con à fière allure
Que t'as voulu aider… quel con !
Alors, pour bien finir l'histoire :
Faut-il, du con, se vacciner ?
Il faut apprendre à bien le voir,
Et, une fois vu, tout à sa gloire,
Il faut doucement s'en éloigner.
Soit ! Si tu veux tenter ta chance,
Si tu te crois expert dompteur,
Prends des gants d'acier, puis lance
Le fouet claquant les hauteurs.
Ne sois pas trop en confiance :
Le con manipulé — malheur ! —
Même quand il paraît en transe,
Il mord, fou d'rage, ses bienfaiteurs.
Non, il n'y a pas de bête plus féroce,
Plus sans pitié dans ses ardeurs,
Méchante, obéissante, atroce,
Que l'mouton-pigeon qui a peurrr…
Applaudissez tous ces visages
Dans l'écran gravement encadrés.
Entre malins et cons volages,
Il y a c'bel triste paysage
Des hurlements fous d'écervelés.
Si ça dure, je vous assure,
La fin est proche, c'est un fait !
Tant que la connerie perdure,
Se multiplie, se fait plus dure,
L'idiocratie… c'est le futur !
Il nous reste… l'ultime armure :
Rire en poèmes controversés.
Ma solution est, n'en déplaise :
— Si converser n'est pas plaisant…
J'avoue, modeste, en parenthèse
Conversifier*… (Mieux que les fraises) :
— C'est d'un délice… ré-con-for-tant !
***
Poème écrit par
Jacques AADLOV - DEVERS
Quid la morsure la plus atroce ?
2
Tous droits réservés © Poème posté le 18/07/2026 par Jacques AADLOV - DEVERS
...
