En plein désert
Le Soleil saturé
Chauffe le sable doux.
L’horizon est doré
Et cache son courroux.
Contre le vent tu marches.
Le sable chaud s’affaisse
Sous tes pieds nus, qu’arrachent
Des Bêts qui disparaissent.
Tes yeux n’arrêtent pas
De se noyer dans cette
Lumière sans quoi
Ne vivraient pas les Bêts.
Céleste assaut, les cors
Crient leur fanfare chaude.
C’est le lest de ton corps
Bouillant, où les Bêts rôdent.
Dans ta peau, dans ta chair,
Ells s’enfoncent si bien.
Ton cerveau ells digèrent,
Consument, quand soudain…
Froid. L’horizon devient
Bleu marin et glacé.
Tu regardes tes mains,
Devenues scarabées.
Le sable chaud devient
Une mer en sang frais.
L’océan a besoin
De ce corps réchauffé.
Poème écrit par
Nolan Goral
L'égaré
1
"Bêts" et "Ells" ne sont pas des erreurs.
Tous droits réservés © Poème posté le 12/07/2026 par Nolan Goral
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