Ce remplissage vide d'oxymores éthérés
Cet amour détesté de fleurs déjà fanées
Cette étoile enterrée de rêves dévastés
Qui suis-je en ce matin où le sang a coulé
de pétales rose amour des poignets tailladés ?
Ce bruit calme, apathique, envahissant le temps
Cet éternel arrêt poursuivant du néant
Cette éteinte lumière aux couleurs ombragées
Qui suis-je en cet instant sur le sol, fracassé,
d'ossature pailletée aux fémurs craquelés ?
Viens, brillante extinction, ce combat n'est pas vain
Viens, noirceur éclairée, je me bats et j'obtiens
Viens, passion étouffée, du débat naît l'humain
Viens, éveil mortuaire, je combats et je vaincs
À ces sombres idées, naissances d'étincelles
Foyers de liberté, alliancés de dentelle
J'offre l'essence-ciel, le feu du paradis
Pour qu'une terre-miel régénère vos vies...
