Un souffle léger enracine ses pas
dans le sang vif des coquelicots penchés
tissu vivant
aux éclats
de sa peau
pris dans l’embrasure tremblée
de ses doigts
Les ombres de sa nudité dans les plis de l’aube
murmurent la transparence du voile
Une fleur captive
s’ouvre en feu
liquide
sous sa peau
dans le secret de la soie
Elle boit dans ses yeux l’heure en déraison
y sème des grains de mémoire et de trouble
et son regard brûlant
fait fleurir
l’ivoire
dans la clairière insensée
de son front
Comme une larme de diamant dans le vent
le silence apprend à tendre sur ses lèvres
un fil d’or
approchant chaque battement
ne cessant dans ses veines
de se rendre
