Un primer intento
2
En la lengua de Cervantes
Madrugaremos juntos hacia el mar,
si supieras cómo ardía mi espera;
nos devora una dulce primavera
donde el destino nos vuelve a enlazar.
Somos dos cuerpos sin rastro al pasar,
ya desnudos frente a la misma frontera,
y la noche cae lenta, verdadera:
el mundo aprende de nuevo a callar.
El alba despierta despacio la calle,
camino hacia ti sin voz ni detalle;
la bruma marina nos roza la piel
y todo queda suspendido en señal;
como si el tiempo quedara en papel,
nuestro amor no tuviera final.
---ooOoo---
Les amants de la grève
Poème original
Mille aubes nous verront gagner la mer,
Si tu savais l'ardeur de mon attente ;
Un doux printemps nous consume et nous hante -
Le destin nous enlace sans manière.
Nous sommes deux corps qu'on ne peut défaire,
Déjà nus devant la même tourmente ;
Et la nuit tombe, infiniment présente :
Le monde réapprend l'art de se taire.
L'aurore éveille lentement la rue,
Je marche et te vois à perte de vue ;
La brume salée effleure notre peau
Puis tout demeure en suspens, irréel
Comme si le temps n'avait plus d'écho,
Et notre amour n'avait trouvé de ciel.
Madrugaremos juntos hacia el mar,
si supieras cómo ardía mi espera;
nos devora una dulce primavera
donde el destino nos vuelve a enlazar.
Somos dos cuerpos sin rastro al pasar,
ya desnudos frente a la misma frontera,
y la noche cae lenta, verdadera:
el mundo aprende de nuevo a callar.
El alba despierta despacio la calle,
camino hacia ti sin voz ni detalle;
la bruma marina nos roza la piel
y todo queda suspendido en señal;
como si el tiempo quedara en papel,
nuestro amor no tuviera final.
---ooOoo---
Les amants de la grève
Poème original
Mille aubes nous verront gagner la mer,
Si tu savais l'ardeur de mon attente ;
Un doux printemps nous consume et nous hante -
Le destin nous enlace sans manière.
Nous sommes deux corps qu'on ne peut défaire,
Déjà nus devant la même tourmente ;
Et la nuit tombe, infiniment présente :
Le monde réapprend l'art de se taire.
L'aurore éveille lentement la rue,
Je marche et te vois à perte de vue ;
La brume salée effleure notre peau
Puis tout demeure en suspens, irréel
Comme si le temps n'avait plus d'écho,
Et notre amour n'avait trouvé de ciel.
Un premier essai, comme l'indique le titre, dans cette langue que je pratique dès que l'occasion se présente. Et ici à partir de l'un de mes poèmes, au sens quelque peu modifié.
