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Un chemin, je crois
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Qui sait ce que sont nos souffrances,
Et par quelles affres nous passons,
Nous les affreux, les polissons,
Les inadaptés de naissance ?

Comme Sébastien, saignés à blanc,
Les fripons se fichent des blancs-seings,
Des cache-misère sur les seins blancs,
Des philippiques des petits saints.

On regarde la vie en biais,
C’est le moindre de nos travers,
Les honnêtes gens partagent le biais,
De nous regarder de travers.

Si nos défauts sont nos défenses,
Nos défonces, des terrains de jeu,
Reconnaissons que, faute d’enjeux,
On va s’enfonçant dans l’offense.

Nous divaguons, nous mal pensons,
Foin des bienséances attenantes,
Le séant des jolis garçons,
Me désarçonne séance tenante.

La langue bien pendue, nous glissons,
Nos déviances, par les interstices.
Et subreptices, travestissons,
Nos pensées, aux yeux des polices.

Les lieux communs trop fréquentés
La camomille Jérôme Garcin,
J’en prends le large, pour gouter,
Traverses plus que traversins.

J’attrape virus, méchante farce,
La vie des barges et marginaux,
Des anarchistes originaux,
Qui trop embrassent, comme des garces.

L’art des larcins qu’ont mes prunelles,
Qui traversent en dehors des clous,
C’est, comme le Christ, pour des clous :
Z’ont des oursins dans la cervelle.

© Poème posté le 04/05/2026 par Deshaiessaintes

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