Blancs en neige
1
J’aime les moments montés en neige,
Meringues du Kilimandjaro,
Grisants comme des tours de manège,
Onctueux comme du Al Jarreau.
J’aime l’effigie en sucre-glace,
Les pièces montées sans importance,
Qui disparaissant, font une place,
Opportune à l’inadvertance.
J’aime, sur la bouche, l’écume blanche,
Trace de l’idéal embrassé,
Les brèves euphories que déclenchent,
Succès d’été et resucées.
J’aime, flottement d’être en partance,
L’état second du passager,
L’aéroport pour ses latences,
Ses flocons de rêves agrégés.
Je déteste les compromis,
L’accord mauvais perdant-perdant,
Les accomplissements remis,
La sagesse, mors limant les dents.
Je déteste gratter mes croûtes,
Remâcher le gout des défaites,
Qualifier de chef d’œuvre une croûte,
Pour, coute que coute, mimer la fête.
Je déteste une vie domestique
Des contingences, semblable à celles
Des cancrelats et des moustiques,
Et négocier pour la vaisselle.
Je déteste user ma salive,
Qui est vassal, qui suzerain ?
Et je présume, qui enjolive,
Veut imposer sa loi d’airain.
Meringues du Kilimandjaro,
Grisants comme des tours de manège,
Onctueux comme du Al Jarreau.
J’aime l’effigie en sucre-glace,
Les pièces montées sans importance,
Qui disparaissant, font une place,
Opportune à l’inadvertance.
J’aime, sur la bouche, l’écume blanche,
Trace de l’idéal embrassé,
Les brèves euphories que déclenchent,
Succès d’été et resucées.
J’aime, flottement d’être en partance,
L’état second du passager,
L’aéroport pour ses latences,
Ses flocons de rêves agrégés.
Je déteste les compromis,
L’accord mauvais perdant-perdant,
Les accomplissements remis,
La sagesse, mors limant les dents.
Je déteste gratter mes croûtes,
Remâcher le gout des défaites,
Qualifier de chef d’œuvre une croûte,
Pour, coute que coute, mimer la fête.
Je déteste une vie domestique
Des contingences, semblable à celles
Des cancrelats et des moustiques,
Et négocier pour la vaisselle.
Je déteste user ma salive,
Qui est vassal, qui suzerain ?
Et je présume, qui enjolive,
Veut imposer sa loi d’airain.
