Le monde s’arrête sous ma peau,
comme un lac oublié, figé.
Chaque souffle devient cristal,
et mes mains n’atteignent plus rien.
Le vent s’éloigne, indifférent,
et la chaleur d’un autre cœur
me semble un rêve fragile,
que je n’ose plus toucher.
Abandon…
ce mot glisse entre mes doigts
comme de la glace qui fond trop vite
ou pas assez.
On attend, on espère,
mais parfois, personne ne vient.
Et dans ce silence gelé,
je comprends que tout ce qui reste,
c’est le vide tendre de soi-même,
et l’écho de ce que l’on croyait tenir.
Mais même figé, même seul,
le cœur garde sa mémoire
des saisons passées,
et sait que le gel n’est jamais éternel
