Toile de maître
3
Les doigts de l'aurore appliquent leurs pinceaux,
sur le manteau du ciel, éclaboussé de tons roses,
les nuages éblouis, délaissant ainsi leur chlorose,
se déclinent, en camaïeu sur les gammes du ponceau.
Alors le soleil orpailleur, de son habile faisceau,
exalte ses talents, puis d'une fine touche arrose,
l'ébauche somptueuse, à son gré trop morose,
de l'argent, qu'il soustrait au miroir du ruisseau.
Enivré des senteurs de chèvrefeuille et de romarin,
esquisse d'évanescence, d'une ombre devenue violette,
projection de brume, l'habillant de sa belle voilette,
sur le tableau naïf, d'un chef-d’œuvre sur le matin.
La nuit se flétrit doucement, jusqu'à sa propre fin,
nous laissant ouïr, de la beauté du récital des merles,
festonne alors, la lumière irisant la rosée en perle,
la pelouse émeraude a enfilé ses habits de satin.
sur le manteau du ciel, éclaboussé de tons roses,
les nuages éblouis, délaissant ainsi leur chlorose,
se déclinent, en camaïeu sur les gammes du ponceau.
Alors le soleil orpailleur, de son habile faisceau,
exalte ses talents, puis d'une fine touche arrose,
l'ébauche somptueuse, à son gré trop morose,
de l'argent, qu'il soustrait au miroir du ruisseau.
Enivré des senteurs de chèvrefeuille et de romarin,
esquisse d'évanescence, d'une ombre devenue violette,
projection de brume, l'habillant de sa belle voilette,
sur le tableau naïf, d'un chef-d’œuvre sur le matin.
La nuit se flétrit doucement, jusqu'à sa propre fin,
nous laissant ouïr, de la beauté du récital des merles,
festonne alors, la lumière irisant la rosée en perle,
la pelouse émeraude a enfilé ses habits de satin.
