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Poème écrit par Arielle

Les vents de novembre

1
Le verger s'est délié de l'or de sa ramée
que l'été frémissant avait vu s'enflammer.
Les chaluts de l'hiver s’égouttent guenilleux.

Novembre reconnait nous avoir confondus

Dans la haie craille dur l'aigre outrage des freux
et les vents de saison exhibent dans l'allée
de piètres nudités qui bercent leur onglée
grelottant, mutilées, sur un ciel douloureux.

Novembre reconnait nous avoir confondus,

il nous cachait l'hiver sous les rousseurs infâmes
agrippées aux ronciers, ultimes oriflammes
d'une guerre perdue et d'un espoir déçu.
Le bel été n'est plus qu'un souvenir déchu
qui sait si, quelque jour, en renaîtra la flamme ?

Tous droits réservés © Poème posté le 26/11/2025 par Arielle

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