Des passages divers forment un archipel
Où deux états voisins ont posé des frontières;
De tous côtés s’en vont des étendues côtières
Et l’on ressent soudain un formidable appel.
Le temps sait déployer la froidure et le gel,
Tel un lourd véhicule aux errances routières;
Des fjords et canaux, sans beautés forestières,
Font un monde étendu, sauvage et naturel.
L’océan vient chanter d’éternelles fredaines
Avec aussi parfois des colères soudaines
Où de nombreux îlots vont à la queue leu leu.
Le voilà devant nous avec toutes ses îles,
Sa solitude immense et ses humeurs hostiles,
Ce monde dur et froid, nommé Terre de feu.
