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Se taisent, nos confidences

Aux rives de nos croyances,
Maquillées de violences.

Repêchée à la mer,
Son regard pali, sa chair est raide,
Et dans sa poitrine, dans sa plaie ouverte...
Dans sa plaie, le cœur se noue d'algues vertes.
Pas une ombre estompée, pas une voix étouffée,
Le silence après un mauvais sort.
Les secrets sont des secrets,
Lorsque les esprits dorment.

"Alice, j'ai une confidence à te faire,
Une vérité en tous points toute réel :
J'ai une confidence qu'il ne faut confier, qui vaut de taire ;
Toute ouïe, tu t'en iras braver les flots amers"


Une sépulture enseveli sous le sable et la verdure,
L'âme noyée dans l'aventure,
Lorsque ta langue approchait de la vérité
Tu t'es caché l'oeil, consommée par la bonne société.
Pas une trace criarde de secrets,
Juste le silence après un mauvais sort,
Car les secrets restent des secrets,
Lorsque les corps se laissent pour morts.

Aux rives de nos croyances,
Se taisent, toutes nos...
Ce poème explore une forme d’excitation tragique : celle qui naît du secret, de l’interdit et du danger.
Lorsque l'on tente de connaître quelques vérités, mais que les révéler finisse par nous coûter cher...
L’« excitation » n’est donc pas ici une joie ou une ivresse, mais une fièvre sombre, une écorchure, une âme nouée d'algues et de peines.

© Poème posté le 13/09/2025 par Omega

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