Geôle Marine
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Au bout du quai Vauban, la Chapelle des Marins,
Résonne dans les brouillards des chants des disparus.
Les deux tours gardiennes scrutent la mer descendue,
La tête fleurie des plumes de l’envol du matin.
Des navires abimés fuient les rivages, encore.
Seul le port dans ses mains veille sur les eaux amères.
De ses deux bras puissants, il retient prisonniers
Les bateaux près des murs où ils dorment menotés,
Sous les pleurs du ciel, loin des cris de la mer.
Dans leurs filets coupables, la marée vive s’endort.
Les coques et les mats tanguent au rythme lent
De la brise estivale qui saisit les ruelles,
Où l’hortensia violet côtoie les pierres fidèles,
Estompées par le sel, en geôlières du temps.
Les ombres y jouent la nuit avec les sémaphores.
Lorsque sur les jardins l’horizon s’éclaircit,
Les vagues portent en elles des airs aériens,
Les prisonniers s’agitent, reprennent leur destin,
En cet après-midi, au souffle de Debussy.
Leurs voiles et le maïs éclatent aux rayons d’or.
©PapaOurs
Résonne dans les brouillards des chants des disparus.
Les deux tours gardiennes scrutent la mer descendue,
La tête fleurie des plumes de l’envol du matin.
Des navires abimés fuient les rivages, encore.
Seul le port dans ses mains veille sur les eaux amères.
De ses deux bras puissants, il retient prisonniers
Les bateaux près des murs où ils dorment menotés,
Sous les pleurs du ciel, loin des cris de la mer.
Dans leurs filets coupables, la marée vive s’endort.
Les coques et les mats tanguent au rythme lent
De la brise estivale qui saisit les ruelles,
Où l’hortensia violet côtoie les pierres fidèles,
Estompées par le sel, en geôlières du temps.
Les ombres y jouent la nuit avec les sémaphores.
Lorsque sur les jardins l’horizon s’éclaircit,
Les vagues portent en elles des airs aériens,
Les prisonniers s’agitent, reprennent leur destin,
En cet après-midi, au souffle de Debussy.
Leurs voiles et le maïs éclatent aux rayons d’or.
©PapaOurs
Quelques heures à Saint-Vaast la Hougue.
