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L'Albatros (Glose)
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L'albatros, impérial, les ailes déployées
Planait dans le ciel bleu, survolant l'océan.
L'azur était sans nue, si ce n'est s'estompant,
Des filaments pareils à des larmes de lait.

Il contemplait la mer pour l'instant sans secousse
Mais il sait que souvent, soudaine elle se déchaîne
Et là, dans la tempête, combien de capitaines
Ont pleuré, sous le vent cruel qui les repousse

Vers les récifs tranchants, sans espoir de rescousse.
Des cieux, tout est petit. Entre îles et îlets,
Les bateaux étaient des brindilles qui flottaient
À travers de petits caillots de marne rousse,

Pour ce géant des airs épris de liberté.
Il surfait l'alizé pour la mieux caresser,
Tandis que les humains, eux, se précipitaient,
Pour s’aller perdre où la pente les appelait.
Ci-dessous, le deuxième quatrain du poème de Rimbaud "L'Idole, Sonnet du Trou du Cul" que j'ai utilisé pour composer cette glose

"Des filaments pareils à des larmes de lait
Ont pleuré, sous le vent cruel qui les repousse,
À travers de petits caillots de marne rousse
Pour s'aller perdre où la pente les appelait."

© Poème posté le 03/07/2025 par Velvetkisses

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