Sans père et sans reproche
Frère de lait de Galaad,
Du vieux code, orphelin,
En mes galantes ballades,
Je défaits les moulins.
Chevaleresque et preux,
Je fraye par les chemins,
Les effraies et les freux,
Se ravaudent sur ma main.
Mes guêtres par les vaux
J’étrenne l’art de Merlin,
Les merles pour rivaux,
Je siffle le Malin.
Je fais lit de fougères,
De gerbes à lier,
Fou, raillent mes congénères,
Mais m’ailent les fées alliées.
Je baille aux noires corneilles,
Qu’effrayent d’affreux gamins,
Canardés de groseilles,
D’un canaille tournemain.
Je tâte tant lyre d’Orphée,
Qu’harpes et clavecins,
Tête sous l’ire de Morphée,
De loups romains, le sein.
En baladin, j’enchâsse,
Chansons et chasses à cours,
Et l’échanson accourt,
Perché sur des échasses.
L’ivre gerfaut devrait,
Lier le vrai au faux,
Folie douce et ivraie,
Des livres et de la faux.
Tournoient d’Ivanhoé,
Lances, trophées des tournois,
Je m’y lance, gai minois,
Mais m’y noie tel Noé.
Mon château, c’est Latour,
Pourpre châssis que ceint,
Bacchus aux nobles atours,
Propices aux transes des saints.
Filets, châles et chignons,
Mettent mes nerfs à l’épreuve,
Au crêpe austère des veuves,
Je préfère les mignons.
Je suborne un gitan,
Qu’il concocte un philtre,
J’en crapote, débutant,
La Gitane sans filtre.
Qu’en naissent, d’Excalibur,
Ces monastères qu’égayent,
Novices en robe de bure,
Et grâces que l’on monnaye.
Mélopée lancinante,
Geint le crétin progrès,
« Ton crottin, Rossinante,
Lui servira d’engrais. »
Le temps, vassal félon,
Vous donnant du cousin,
Est sale tel Ganelon,
Donneuse des Sarrazins.
Bayard et Du Guesclin,
Marottes de scrogneugneux,
Font, symbole du déclin,
Tapisserie à Bayeux.
Lors adieu Mélusine,
Je me mêle aux manants,
Cuisinés, cancanant,
Aux sorties des usines.
J’ai l’âme d’un camelot,
Qui s’enquiert, d’aventure,
Quérir l’épée d’Arthur.
Le heaume de Lancelot.
Gitent-ils au Finistère,
Braconnent-ils Brocéliande,
Finirent-ils en ces landes
Qu’épaississent les mystères ?
Sont-ils ouailles d’îles anglaises,
De Jersey, des Cornouailles,
A Ouessant, gloussent-ils d’aise?
A cup of tea, can i?
Du vieux code, orphelin,
En mes galantes ballades,
Je défaits les moulins.
Chevaleresque et preux,
Je fraye par les chemins,
Les effraies et les freux,
Se ravaudent sur ma main.
Mes guêtres par les vaux
J’étrenne l’art de Merlin,
Les merles pour rivaux,
Je siffle le Malin.
Je fais lit de fougères,
De gerbes à lier,
Fou, raillent mes congénères,
Mais m’ailent les fées alliées.
Je baille aux noires corneilles,
Qu’effrayent d’affreux gamins,
Canardés de groseilles,
D’un canaille tournemain.
Je tâte tant lyre d’Orphée,
Qu’harpes et clavecins,
Tête sous l’ire de Morphée,
De loups romains, le sein.
En baladin, j’enchâsse,
Chansons et chasses à cours,
Et l’échanson accourt,
Perché sur des échasses.
L’ivre gerfaut devrait,
Lier le vrai au faux,
Folie douce et ivraie,
Des livres et de la faux.
Tournoient d’Ivanhoé,
Lances, trophées des tournois,
Je m’y lance, gai minois,
Mais m’y noie tel Noé.
Mon château, c’est Latour,
Pourpre châssis que ceint,
Bacchus aux nobles atours,
Propices aux transes des saints.
Filets, châles et chignons,
Mettent mes nerfs à l’épreuve,
Au crêpe austère des veuves,
Je préfère les mignons.
Je suborne un gitan,
Qu’il concocte un philtre,
J’en crapote, débutant,
La Gitane sans filtre.
Qu’en naissent, d’Excalibur,
Ces monastères qu’égayent,
Novices en robe de bure,
Et grâces que l’on monnaye.
Mélopée lancinante,
Geint le crétin progrès,
« Ton crottin, Rossinante,
Lui servira d’engrais. »
Le temps, vassal félon,
Vous donnant du cousin,
Est sale tel Ganelon,
Donneuse des Sarrazins.
Bayard et Du Guesclin,
Marottes de scrogneugneux,
Font, symbole du déclin,
Tapisserie à Bayeux.
Lors adieu Mélusine,
Je me mêle aux manants,
Cuisinés, cancanant,
Aux sorties des usines.
J’ai l’âme d’un camelot,
Qui s’enquiert, d’aventure,
Quérir l’épée d’Arthur.
Le heaume de Lancelot.
Gitent-ils au Finistère,
Braconnent-ils Brocéliande,
Finirent-ils en ces landes
Qu’épaississent les mystères ?
Sont-ils ouailles d’îles anglaises,
De Jersey, des Cornouailles,
A Ouessant, gloussent-ils d’aise?
A cup of tea, can i?
