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Poème écrit par Lau

Raisonner

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Il n’est plus beau baiser que celui qui n’est pas,
Qui ne sera jamais comme la mer emporte
Et reflue au ressac et le noie et l’avorte
Un désir attendu qui n’attendait qu’un pas.

On dirait que, toujours, nous soyons pris au pis
D’une vache, ô la mère, un jour, faut-il qu’on parte
Vers une autre saison ; La Grèce n’est pas Sparte,
Ulysse est revenu ; pourquoi serait-ce pis ?

Je pris alors les flots te sachant à Carthage
Aucunement effrayé par notre écart d’âge,
(Mathusalem, Adam, Nahor !)

Près de l’ilôt-lumière arrêtai-je et me dis-je :
Un baiser sur ton corps ne serait qu’un vestige
(Comme une espérance née or).

Tous droits réservés © Poème posté le 29/05/2025 par Lau

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